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  Lecture par  Lynda Ichalyne    de son poème  "Je veux aller chez moi" le 2 décembre  2021  à la Salle Pétrarque MONTPELLIER   LORS DES DEUXIÈM ES RENCONTRES FRANCO-ESPAGNOLES  FEMMES ESPAGNOLES EN RESISTANCE  FEMMES LIBRES ET ENGAG É ES EN FRANCE Je veux aller "chez moi"   "Chez moi" je vois tous les matins le soleil se lever par la fenêtre Des matins sans temps Il y a un jour Il y a cent ans. « Chez moi » la fenêtre est grande   « Chez moi » le ciel est bleu   « Chez moi » les portes n'ont pas de serrure   « Chez moi »   C'est « en moi »   Je vois tous les matins le soleil se lever par la fenêtre Des matins sans temps Il y a un jour Il y a cent ans.   Mes pas m'emportent "chez moi" Les yeux fermés Je ne marche pas Je vole   Mon esprit dessine la maison, son sentier, ses couleurs   La maison de "chez moi" Sent bon, le pain, le laurier et la fleur d'oranger   Je veux aller "chez moi"   "Chez moi&quo
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  Poème  DE  CARLOS DA AIRA  "Nosotras decimos que la piel es un lugar de encuentros" "Nous  disons que la peau est un lieu de rencontre"  LORS DES DEUXIÈM ES RENCONTRES FRANCO-ESPAGNOLES  FEMMES ESPAGNOLES EN RESISTANCE  FEMMES LIBRES ET ENGAG É ES EN FRANCE Nosotras decimos que la piel es un lugar de encuentros, un punto de reunión, una asamblea general, la prueba definitiva de que la horizontalidad es la medida de todas las cosas.   Proclamamos la victoria de la epidermis             sobre músculos y tendones, la superioridad del tacto                 sobre la palabra, dominando en cada fricción el terrible movimiento de las dudas, enfrentando en cada acometida la violencia de la taxonomía, luchando contra una teoría de conjuntos que nos pornografía la humedad, que nos prostituye su ausencia.   Declaramos la piel una bandera transparente, el traje del emperador remendado con un millar de cintas de Moebius, la superficie última donde chocarán de nuevo las placas
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  HOMMAGE AUX FEMMES AFGHANES  Les sentes de l’exil                                         À Sédika                             Combien de kilomètres Pour trouver un havre de paix  Pour laisser les chagrins de la guerre Dans les ruines du passé ? Pour endormir les tirs en rafale Pour atténuer le souffle de la bombe Pour mettre en repos la peur Ne plus raser les murs de cette ville meurtrie ?   Tu pris tes enfants d’une main sûre Et les guidas vers l’ailleurs d’un autre monde Où n’est plus la terreur des balles N’appréhender plus les contrôles Et retrouver la sérénité des jours   Mais des nuits pleines de fantômes Des lambeaux de ton cœur sont restés De tous ces cauchemars traversés Des aimés dans le cimetière de l’oubli Les dunes des tombes sur la colline   Sous l’éclatante lumière de l’Hindou Kouch Les mines qui pulvérisent le chemin Les contrôles des armes en bandoulière Et l’esprit en terreur au turban qui t’interroge Surtout, n
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Lecture par  CHANTAL ENOCQ de ses poèmes   le 2 décembre  2021  à la Salle Pétrarque MONTPELLIER  LORS DES DEUXIÈM ES RENCONTRES FRANCO-ESPAGNOLES  FEMMES ESPAGNOLES EN RESISTANCE  FEMMES LIBRES ET ENGAG É ES EN FRANCE   Arrêt sur les formes Formes qui façonnent les pensées Pensées logées au tréfond de la mémoire Magie de la mémoire ineffable ‘dream time’ des aborigènes Culte sacré aux astres. Ici, ce sont les femmes qui résistent contre l’oubli Leurs langues se sont déliées, ont pris à bras le corps leur histoire. Elle se sont rencontrées en une alliance dorée Leur vitalité s’est matérialisée sobrement Leur rugosité en tendresse Leur obstination en souplesse sinueuse Leur corporalité en éther amoureuse.   Un simple don pour une nouvelle présence au monde Offerte à qui le désir.   ------------------------------------------------- Là-bas sur la route une femme avec le vague à l’âme Avait attendu Trop longtemps S’était perdue, D’un geste vif, s’éta
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  Lecture par  Nour CADOUR  de son Poème "Fièvre du Pays" le 3 décembre  2021  à la Salle Pétrarque MONTPELLIER  LORS DES DEUXIÈM ES RENCONTRES FRANCO-ESPAGNOLES  FEMMES ESPAGNOLES EN RESISTANCE  FEMMES LIBRES ET ENGAG É ES EN FRANCE Fièvre du pays.  E t j’avance pas à pas pour faire face à l’exil, Habituée, à tourner en rond. Les palpitations des étoiles fiévreuses de mon enfance s’enlacent sous le battement de ce sol distant comme un souffle qui résonne, Sous mes pieds perdus. Qui suis-je à présent ? Chante le vent d’automne dans le creux de ma veine dorée. Ni patrie, ni exil, que les ciels enchanteurs afghans du souk de mon âme, mêlés à la pistache fraîche de mon pays. Le murmure de l’oud frissonne dans mon sang délirant qui se morfond Avec cette nouvelle terre nuageuse. Je presse le pas, sous cette fièvre qui m’assiège. Ni jasmin, ni sumac pour épicer la passion des lys suant sous le tic-tac incessant De l’exil. Je fuis et j’erre dans la nuit a
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Les enfants-vieux poème de Manuela Parra                                                                                                                                                                                                      (A Gaston Bachelard) ENFANTS-VIEUX On remonte un réveil, on ne remonte pas le temps. Juste un instant en suspens avant de reprendre le cours du présent. Juste l’avenir imaginé à heures programmées. Parfois, un soir, une nuit ou au petit matin des souvenirs refluent depuis les ombres éternelles. Des souvenirs joyeux remontent à la surface, des souvenirs sordides flottent parmi les branches arrachées de l’enfance :      Odeurs, saveurs, émotions, impressions, couleurs, lumières,      mélangés dans un bocal de verre, en écho à celui de la pendule heureuse ou amère. On ne peut se dérober quand sonne le réveil, alors, on allonge le pas quand le corps grandit. On marche calmement sur son chemin intérieur, de la cave au grenier, là où la lucarne des rêves est