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ANTHOLOGIE  POESIA Y ALEGRIA   VOCES DEL EXTREMO MOGUER  2022  Coordonnée par Angela Orihuela Martin  Éditeur  La Voragine  POEME DANS L'ANTHOLOGIE :    "DANS LE VENTRE DES VILLES CLOSES" Manuela Parra  Métamorphose Silence Invisible Parenthèse Cycle Ephémère Paradoxe Fragmentation « Virtualise » Transfuge Bruit Vulnérable   Confinés, à l’arrêt, un charivari de mots empruntés à la radio forme des jours à la chaîne. Des parenthèses aux signes invisibles jalousent les spirales et les cycles du temps.    Invités au voyage, on virtualise nos vies. Paradoxe, les machines norment les rêves.  On choisit encore leurs formes parmi les repères fracturés de nos banquises intérieures au risque de faire fondre le sens et la raison.  Une métamorphose est en marche vers un monde opaque où l’invisible progresse où l’éternel devient éphémère… Un monde dénué de bons sentiments, peuplé d’êtres invulnérables, sans carapace parce que sans désir.   « Avec le tem
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BADAJOZ  GRAVURES ET POEMES  MANUELA PARRA gravures et poèmes                           BADAJOZ  1936/2020 [1] La mort diffracte la peine, comprime les soupirs, efface la torture.   Plus un souffle d’horreur ne traverse les rues.   Aucune mémoire n’est gravée sur les stèles de guerre. La pierre devient lisse sur les murs de la ville.   Les arbres muets sous l’emprise du vent ne portent plus l’écho des cris, des pleurs, du bruit saccadé des balles tirées en soubresauts harmoniques.   Badajoz au soir   Badajoz à midi   Badajoz la nuit   Badajoz vidée de ses plaintes efface ses arènes, celles de la souffrance devenue éphémère   A la place… Un palais des congrès vitré, palais des glaces inanimé aux miroirs sans tain voilés d’inconscience.   Un musée du carnaval du rire, carnaval de la ville travestie pour une réconciliation cynique de pantins masqués, déguisés de joie d’oubli et d’ignorance…   Des pelouses vertes,
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MOGUER JUILLET 2022  Conférence dans la Maison Natale  de Juan Ramon Jimenez  Femmes espagnoles en résistance,  femmes libres et engagées en France    
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  LES TROISIEMES RENCONTRES FRANCO-ESPAGNOLES « ENFANTS DE LA GUERRE, ENFANTS DE L’EXIL  D’HIER ET D’AUJOURD’HUI » présentées par l'association  «  Voix de l’extrême  Poésie et Culture » ont été retenues dans le cadre de l'appel à projet "Montpellier capitale européenne 2028"  Elles se dérouleront du 2 au 10 décembre  à  Montpellier et  Sète    Photo fonds Gaussot   Bientôt le programme détaillé
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  ​ Mémoire Manuela PARRA    On ne reconstruit pas une  mémoire.   Au pire, on ébarbe les aspérités dérangeantes, on tente d’arrondir les angles, les pointes lancinantes, les ondes de choc quand en vagues éprouvantes elles submergent les corps.   Une mémoire, pour être belle, exige le bonheur. Plénitude héritée, connaissance partagée, rires « sur cape » ou sourires amusés.   Une mémoire violable réclame ses atours.  Ciel bleu, soleil jaune, robe bleue, cheveux au vent blonds, masses laborieuses, bras levés, livres brûlés.   Une mémoire meurtrie reste aux aguets. Acouphènes  insidieux, nourris du souvenir brumeux des mots autrefois proférés, des coups assénés, du relent de la peine face à l’injustice, des « pourquoi » insolubles, des « parce que » absents, des « justes prix » mal calculés, des mausolées troqués, des corps oubliés pour mieux les effacer terrés dans des fosses communes.   Une mémoire non dite ou parfois murmurée attend patiemment  le sursaut du Temps qui nous fera exister
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Poème Manuela Parra in Quand les arbres parlaient la langue des cigales Edition Bilingue Poesia GARVM alameda39@outlook.com HOMMAGE A MARCOS ANA   LE PRISONNIER Après le mur je ne sais plus marcher liaisons impossibles des pas par-delà la limite quelques mètres permis encadrent ma raison après cette frontière, je la perds sans façon   Je freine face à ce mur que ma tête bâtit cette maudite   prison dépourvue de barreaux efface l’horizon des désirs d’aventures la porte de la cage peut bien rester ouverte je loge à l’intérieur bercé au son des clés   Je suffoque à l’idée d’être libre et d’aimer de parcourir sans fin les lumières incertaines pour tisser un futur fabriqué à la chaîne   Je bloque malgré l’appel des vagues envoutantes malgré l’offrande à la nuit tumultueuse malgré les arbres verts dans les rues animées   Je lutte au bras de l’espérance pour apprendre à marcher au-delà du trait qui me fera chuter Un pas, stop… je sui