RENCONTRES FRANCO-ESPAGNOLES
1936-2026 / Réveiller les Mémoires
MÉDIATHEQUE CENTRALE EMILE ZOLA
Des fosses communes en France à Grenoble
et à La Tronche : Rétablirl’identité et raviver la mémoire des disparus
internés dans le centre d’hébergement de Grenoble
Léa BARRIL
Ell Elle présentera ses découvertes dans les
archives, réalisées au cours de ses recherches universitaires sur les grandes vagues migratoires espagnoles. Elle retrouve
l’existence d’un centre d’hébergement à Grenoble où environ 2 600 réfugiés —
femmes, enfants et personnes âgées — sont internés dans le Palais de la Houille
Blanche, au parc Paul-Mistral, entouré de barbelés. Affaiblis par les
conditions de la guerre puis de l’exil, ils furent mis en quarantaine le
lendemain de leur arrivée et durant 16 jours sur l’ordre du préfet.
L’ L'accès au centre d’hébergement était limité durant
cette période. Des Grenoblois se mobilisèrent, pour apporter leur soutien et
des dons mais la distribution fut retardée en raison de la quarantaine.
Éprouvés par leurs conditions de vie précaire, 56
internés décédèrent en six mois de faim, du froid ou des suites de la maladie
dont 45 enfants. Leurs corps furent mis dans un premier temps dans des fosses
communes puis dans des ossuaires aux cimetières de Grenoble et de La Tronche.
Les noms des défunts ont été consignés dans des registres parfois altérés.
Lé Léa BARRIL est doctorante contractuelle en civilisation
espagnole contemporaine, laboratoire ILCEA4 de l’Université Grenoble
Alpes, Elle reconstruit le contexte historique et social, analyse les
politiques migratoires franco-espagnoles et observe leurs effets au niveau
local.

Commentaires
Enregistrer un commentaire